mercredi 4 avril 2007

Je pose 2, je retiens 4...

J’ai pesé le pour et le contre, sondé ma propre motivation, évalué la somme et le temps de travail nécessaires à la réussite, calculé le coût d’une telle formation en y incluant tous les frais annexes. J’ai finalement choisi de faire cette formation au Canada pour plusieurs raisons :
  • le coût est inférieur à celui pratiqué en France,
  • l’enseignement y est plus pragmatique,
  • à mon âge, je suis plus crédible là-bas et mon vécu sera mieux pris en considération,
  • l’isolement me semble être un gage de réussite,
  • j’ai quelques connaissances dans le domaine aéro au Québec qui se feront une joie de me guider lorsque j’en aurai besoin,
  • c’est un pays idéal pour voler : paysages magnifiques, toutes conditions météos, moins de restrictions de zones, et une heure payée est une heure volée puisqu’on ne patiente pas 20 minutes sur les pistes avant les décollages.

L’obtention d’une licence de pilote professionnel est conditionnée par celle d’une licence de pilote privé. Ce qui offre la possibilité de s’arrêter au privé si l’on sent que l’on fait fausse route. Après tout, personne n’est à l’abri d’une erreur d’aiguillage, et certains rêves se transforment parfois en cauchemars. D’autre part, une formation de pilote ne se paie jamais intégralement au démarrage… pas de risque, donc, d’investir à fonds perdus en cas de « démission » ou autre incident de parcours.
Une licence privée se fait en 3 à six mois sur la base d’une fréquence de cours et de vols régulière. Une licence professionnelle se fait en 12 à 18 mois. Parfois moins pour les « aéro-génies », ce que je ne suis certainement pas.
Je suis parfaitement (trop ?) conscient de mon profil atypique. Mais si cela m’amène souvent à douter de mes chances de réussite, c’est aussi ce qui me rend conscient du travail que je devrai fournir pour atteindre mon but. Après tout, j’étais déjà atypique dans le web ; ce qui ne m’a pas empêché d’en faire mon métier pendant 10 ans. Avec tout le travail d’auto-formation en amont, la suite a été relativement aisée.

Pour mettre toutes les chances de mon côté et réussir en un minimum de temps, j’envisage de suivre cette formation à plein temps et de l’aborder comme un travail à part entière.En quelque sorte, j’entrerai en aviation comme on entre en religion. Et je n’aurai plus qu’à croire en moi-même comme on croit en Dieu. Et comme je ne crois pas en Dieu...

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