lundi 14 mai 2007

L'étoffe des héros...

Chacun d’entre nous a eu, à un moment ou l’autre de sa vie, son lot de héros pour l’aider à prendre exemple et à se réaliser. Du grand-père mort pour la France, au voisin du troisième qui sauva 2 enfants de la noyade, en passant par un Thierry la Fronde ou un Zorro un peu trop parfaits et cathodiques, qui n’a pas eu l’envie de ressembler à son héro, de vivre sa vie, ou de réaliser les mêmes exploits ? Moi, justement. Je n’ai jamais vraiment eu envie de ressembler à quelque héro que ce soit qui m’aurait en quelque sorte dicté une ligne de conduite pour le reste de ma vie. Jusque récemment où j’ai eu l’occasion de découvrir, par blogs interposés, l’expérience de jeunes pilotes ou élèves pilotes qui, eux aussi, se lancent ou se sont lancés dans l’aventure du ciel.
Parmi les quelques blogs que j’ai pu lire, l’un d’entre eux m’a vraiment intéressé, voire tout bonnement ému. Ce pilote blogger se prénomme Danny ; il est français et approche la trentaine. Son histoire est tout à fait étonnante et n’est pas tout à fait étrangère dans ma décision finale de changer de vie professionnelle.
Danny s’est expatrié aux USA à l’âge de 20 ans, après s’être fait recaler pour myopie en France à l’issue d’une visite médicale pour licence professionnelle alors qu’il pilotait depuis l’âge de 16 ans. Depuis, sa progression a été parfaite et il a gravi les échelons jusqu’à devenir instructeur, puis commandant de bord ; et ce malgré son déracinement, un statut temporaire de résident irrégulier dans le pays, une concurrence féroce des pilotes sur un marché de l’aviation excessivement mouvant et souvent très incertain.
Malgré son « handicap » et sa médiocrité en maths, et des commandes de petits avions à celles d’un airbus, en passant par le cockpit d’un Jetstream d’air-ambulance, Danny a vécu une aventure incroyable et a réalisé pleinement son rêve de gosse… celui de pilote de ligne. Simplement parce qu’il y a cru depuis le début et qu’il a eu la force de caractère, la patience et la ténacité pour le faire. Ou peut-être tout simplement parce qu’il n’a jamais imaginé que cela puisse être impossible.
Voilà le genre de héro que j’aurais aimé avoir lorsque j’étais gosse. J’ai beaucoup d’admiration pour ce qu’il est et ce qu’il fait, et, pour tout dire, c’est à lui que j’aimerais ressembler aujourd’hui. Il est typiquement le genre de personnage dont les « âmes égarées » devraient connaître l’histoire tant elle porte l’espoir.
Lorsque je réfléchis à mon projet et que le doute m’habite, je relis l’histoire de Danny. J’y retrouve toujours de quoi me remettre debout et me dire que je suis le seul à pouvoir changer ce qui doit être changé.
Mais seule la lecture de son histoire pourra vous faire comprendre exactement de quoi je parle… c’est par ici.

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