jeudi 6 septembre 2007

Tranquillement pas vite…

Me voici arrivé depuis 15 jours très exactement. L’organisation ici est un peu « exotique »… nous sommes en pleine campagne et le rythme n’est pas celui que j’ai laissé à Paris. Les volontés sont bien là mais le moment n’est pas toujours celui auquel on s’attend ou que l’on souhaiterait. Je compose du mieux que je peux, oscillant entre l’impatience et la résignation, mais avec une réelle volonté de respecter ceux qui m’ont si gentiment accueilli chez eux. Cependant, il m’a fallu insister sur le fait que mon temps ici est aussi de l’argent et que je ne pouvais me permettre trop de tergiversations inutiles.
L’auto qui m’était destinée est plus ou moins réparée mais quelques soucis de clignotants m’empêchent encore d’en profiter et de bouger comme je le souhaiterais. Pour être tout à fait honnête, je me demande si ce véhicule tiendra le temps de ma formation et surtout s’il passera l’hiver… jamais, de ma vie, je n’ai vu l’intérieur d’un moteur aussi rouillé. Je n’ai, de toutes façons, pas d’autre alternative compte tenu de mon budget forcément juste et du fait qu’il n’existe aucun transport en commun dans le coin. Ici, les kilomètres s’additionnent rapidement au moindre déplacement et avoir une voiture est incontournable pour fonctionner au quotidien.

J’ai récupéré mes anciens livres de cours et mon carnet de formation à l’occasion d’un rapide passage à Québec… me voici de nouveau bien équipé pour apprendre.
Une visite médicale est prévue vendredi prochain pour le premier ok du médecin sans contre-indication au vol. Je prévois de commencer les cours dès la semaine prochaine. Evidemment, je commence à danser d’un pied sur l’autre, impatient que je suis de m’engager pour de bon dans mon projet.
Un petit coup de fil de Jérôme, mon ancien instructeur de vol à Québec, m’a apporté de bonnes nouvelles :

  1. J’ai fait un très bon choix sur ExactAir, c’est une compagnie sérieuse et en très bonne santé,
  2. la conjoncture actuelle est très bonne pour les pilotes et c’est le bon moment pour se former,
  3. je peux compter sur lui pour m’épauler lors des moments difficiles ou si j’ai des questions,
  4. il est là si j’ai le moindre souci ou besoin, et me donne même son numéro de téléphone professionnel.

Nous nous retrouverons demain soir autour d’un verre. Ou plus. Et je sais déjà que le simple fait de parler de pilotage me donnera encore plus l’envie de caler mon derrière dans le siège gauche d’un Cessna 172.
Mais « les meilleures choses ont besoin de patience » (Jean Anglade, Le Temps et la paille).

3 commentaires:

atpla01 a dit…

Tu n'as pas emmené ton Zilio?

atpla01 a dit…

J'oubliais: demande à pouvoir trainer dans les hangars avec les mecanos, va faire le sac de sable avec d'autres eleves, apprend par coeur le manuel de vol du 172 (masse et centrage, limitations, procedures d'urgence)écoute les fréquences alentour.
Tu gagnes un mois la;-)

PilotBear a dit…

Merci du conseil, j'apprécie d'autant plus qu'il est particulièrement constructif. J'ai mon Zilio, bien sûr, mais il est vrai que j'ai été pas mal occupé à terminer des projets clients avant de commencer à étudier...
N'étant pas officiellement élève-pilote chez ExactAir jusqu'à aujourd'hui, je n'avais pas trop fait le forcing pour ne pas avoir l'air du français chieur qui bouscule tout le monde, ce qui énerve particulièrement les Québecois. Mais les choses ont changé puisque j'ai rencontré ce matin l'instructeur en chef qui m'a "attribué" un instructeur. RDV demain A.M. pour faire connaissance et éventuellement voler ensemble. Yes !!!

A++

Tango Mike