Petit biscuit... en attendant.
Le titre de ce billet se justifie par ma volonté de répondre à l'impatience et aux questionnements de certains lecteurs de ce blog qui semblent se languir de la suite de mes "aventures" du ciel. Je remercie d'ailleurs ces "accros" au blog pour leurs mails et commentaires, ainsi que pour leurs encouragements qui me touchent chaque fois. Et parce que je suis moi même très demandeur de certains blogs "aéro" que je suis avec assiduité et passion, attendant toujours frébrilement le prochain épisode, il me semble que je me dois de répondre à leur demande. Dont acte.
Dans l'ordre des choses que j'avais en toute bonne foi, mais naïvement établi, je devais rentrer au Québec et reprendre mes cours de pilotage le 24 février dernier. C'était sans compter sur les impondérables qui semblent parfois s'obstiner à aller à l'encontre des meilleures résolutions. J'ai dû reporter mon retour au 5 avril prochain pour raisons professionnelles. Une mission de 30 jours proposée par un grand groupe de presse, à deux semaines du départ.
Dans l'ordre des choses que j'avais en toute bonne foi, mais naïvement établi, je devais rentrer au Québec et reprendre mes cours de pilotage le 24 février dernier. C'était sans compter sur les impondérables qui semblent parfois s'obstiner à aller à l'encontre des meilleures résolutions. J'ai dû reporter mon retour au 5 avril prochain pour raisons professionnelles. Une mission de 30 jours proposée par un grand groupe de presse, à deux semaines du départ.
Je dois bien dire que j'ai vu arriver cette mission d'un très mauvais oeil, mon seul désir à ce moment étant de reprendre le cours de mes aventures aéro-canadiennes. Et si mon premier réflexe fut de refuser poliment l'offre par mail, mon interminable hésitation à cliquer sur le bouton "envoyer" accoucha finalement d' un superbe "Je serai bien entendu ravi de vous apporter ma collaboration sur ce projet et vous remercie de la confiance que vous m'accordez" ! Plus faux-cul, tu meurs.
A dire vrai, je "bricolais" déjà plus ou moins pour mes clients depuis mon retour à Paris en janvier dernier, bien décidé à ne surtout pas en faire trop afin de libérer du temps pour mes révisions. L'échéance de l'examen se faisant de plus en plus présente à mon esprit, il me semblait de plus en plus évident que je devais consacrer le plus de temps possible à retravailler mes cours.
J'avoue néanmoins qu'il m'a été difficile de me mettre à la tâche malgré la pile de livres trônant délibérément sur mon bureau et les nombreuses notes prises sur mon ordinateur portable. Une demande client par ci, un dîner ou un déjeuner par là, un match de rugby à la télévision - tournoi des VI Nations oblige - , un coup de fatigue ou simplement une humeur toute paresseuse ont quelques fois eu raison de ma bonne volonté. Et je ne m'attarde même pas sur les détails du retour à la vie à deux qui bouscule forcément l'ordre des choses et ne permet pas la solitude et l'assiduité qui sont les miennes lorsque je suis au Canada. Mais rien, depuis mon retour à Paris, n'a entamé ma motivation. Et l'envie d'aller caresser du bout de ailes quelques nuages blancs me prend plus souvent qu'à mon tour.
Après 4 semaines de développement, mon client découvre aujourd'hui que 30 jours ne suffiront pas à mener le projet à terme, ni même à l'avancer suffisamment, ce dont je me doutais depuis le début. L'ayant prévenu que je ne serais plus de la partie le 4 avril au soir, il m'a donc sollicité pour me trouver un remplaçant, évaluant finalement la durée du projet à 30 jours de plus.
A dire vrai, je "bricolais" déjà plus ou moins pour mes clients depuis mon retour à Paris en janvier dernier, bien décidé à ne surtout pas en faire trop afin de libérer du temps pour mes révisions. L'échéance de l'examen se faisant de plus en plus présente à mon esprit, il me semblait de plus en plus évident que je devais consacrer le plus de temps possible à retravailler mes cours.
J'avoue néanmoins qu'il m'a été difficile de me mettre à la tâche malgré la pile de livres trônant délibérément sur mon bureau et les nombreuses notes prises sur mon ordinateur portable. Une demande client par ci, un dîner ou un déjeuner par là, un match de rugby à la télévision - tournoi des VI Nations oblige - , un coup de fatigue ou simplement une humeur toute paresseuse ont quelques fois eu raison de ma bonne volonté. Et je ne m'attarde même pas sur les détails du retour à la vie à deux qui bouscule forcément l'ordre des choses et ne permet pas la solitude et l'assiduité qui sont les miennes lorsque je suis au Canada. Mais rien, depuis mon retour à Paris, n'a entamé ma motivation. Et l'envie d'aller caresser du bout de ailes quelques nuages blancs me prend plus souvent qu'à mon tour.
Après 4 semaines de développement, mon client découvre aujourd'hui que 30 jours ne suffiront pas à mener le projet à terme, ni même à l'avancer suffisamment, ce dont je me doutais depuis le début. L'ayant prévenu que je ne serais plus de la partie le 4 avril au soir, il m'a donc sollicité pour me trouver un remplaçant, évaluant finalement la durée du projet à 30 jours de plus.
Et me revient à l'esprit le souvenir de Franck, lui aussi élève-pilote, mettant son amour propre de côté pour quémander quelques menues tâches à ExactAir dans l'unique but de parvenir à payer les derniers cours qui lui auraient permis d'arriver au test en vol après avoir réussi sa théorie professionnelle. Or, conscient d'être plus lent et bien moins sûr de moi que les autres élèves, il ne m'a pas échappé que le nombre minimum de cours théoriques et pratiques requis par Transport Canada pour passer les examens ne serait pas suffisant. La nécessité d'augmenter mon budget formation est donc l'évidence même.
Comme chacun sait maintenant, j'ai de meilleures aptitudes pour le calcul (si,si !). Et je viens d'additionner l'apport financier de 30 jours de travail chez mon client à celui de 30 jours supplémentaires. Le résultat obtenu représente sans aucun doute une foultitude de cours de pilotage. De quoi aller tranquillement au bout d'une licence professionnelle sans avoir à travailler par ailleurs. Tentant, non ? Un vrai rêve d'élève pilote ! Il m'est très vite apparu que j'allais pouvoir me consacrer réellement à plein temps à ma formation de pilote une fois de retour au Canada, tellement l'aubaine est financièrement intéressante. J'ai donc rempilé pour un mois !
Me voici donc revenu aux temps anciens, avec des horaires de bureaux interminables chez le client. Et entre les milliers de lignes de code XHTML ou CSS que je crée et modifie chaque jour, des images surgissent au gré des errances de mon esprit souvent mal concentré sur la tâche : une tour bleue et bienveillante dressée au bord des pistes, un ballet de déneigeuses sur les pistes de l'aéroport, un hangar rempli d'avions endormis qui n'attendent "forcément" que mon retour, des horizons artificiels, des conservateurs de cap, des altimètres, le nez de MDI ou VNH précédé du disque transparent de l'hélice en mouvement, les toits, forêts et reliefs enneigés, le Saguenay et les lacs figés sous une épaisse couche de glace, de minuscules motos-neige traversant à toute allure et dans un nuage de neige poudreuse les étendues immaculées de la campagne canadienne, le sourire anxieu de mon instructeur la veille de mon départ... Le bruit des avions au run-up puis au décollage, et l'odeur de l'essence avion sont, eux aussi très présents à mon esprit. Tout cela me manque. Un peu plus chaque jour. Ce qui signifie peut-être que tous ces détails qui font l'ambiance de l'environnement aéronautique font déjà un peu partie de ma vie.
C'est pourquoi la décision d'accepter, puis de prolonger mon intervention sur le projet client fut difficile à prendre. Mais je sais que le jeu en vaut sacrément la chandelle et que les choses, à mon retour, n'en seront que plus appréciables. J'ai eu bien trop de doutes, depuis le début de ma formation, quant à ma capacité financière à mener à terme mon projet de formation. Il eût donc été stupide et déraisonnable de ne pas sacrifier un mois de plus de mon temps. Et c'est libéré de ce doute et dans un plus grand confort moral et financier que je pourrai me consacrer entièrement à mes cours. Et pour tout dire, la perspective de reprendre mes cours au début du printemps canadien me ravi totalement.
Comme chacun sait maintenant, j'ai de meilleures aptitudes pour le calcul (si,si !). Et je viens d'additionner l'apport financier de 30 jours de travail chez mon client à celui de 30 jours supplémentaires. Le résultat obtenu représente sans aucun doute une foultitude de cours de pilotage. De quoi aller tranquillement au bout d'une licence professionnelle sans avoir à travailler par ailleurs. Tentant, non ? Un vrai rêve d'élève pilote ! Il m'est très vite apparu que j'allais pouvoir me consacrer réellement à plein temps à ma formation de pilote une fois de retour au Canada, tellement l'aubaine est financièrement intéressante. J'ai donc rempilé pour un mois !
Me voici donc revenu aux temps anciens, avec des horaires de bureaux interminables chez le client. Et entre les milliers de lignes de code XHTML ou CSS que je crée et modifie chaque jour, des images surgissent au gré des errances de mon esprit souvent mal concentré sur la tâche : une tour bleue et bienveillante dressée au bord des pistes, un ballet de déneigeuses sur les pistes de l'aéroport, un hangar rempli d'avions endormis qui n'attendent "forcément" que mon retour, des horizons artificiels, des conservateurs de cap, des altimètres, le nez de MDI ou VNH précédé du disque transparent de l'hélice en mouvement, les toits, forêts et reliefs enneigés, le Saguenay et les lacs figés sous une épaisse couche de glace, de minuscules motos-neige traversant à toute allure et dans un nuage de neige poudreuse les étendues immaculées de la campagne canadienne, le sourire anxieu de mon instructeur la veille de mon départ... Le bruit des avions au run-up puis au décollage, et l'odeur de l'essence avion sont, eux aussi très présents à mon esprit. Tout cela me manque. Un peu plus chaque jour. Ce qui signifie peut-être que tous ces détails qui font l'ambiance de l'environnement aéronautique font déjà un peu partie de ma vie.
C'est pourquoi la décision d'accepter, puis de prolonger mon intervention sur le projet client fut difficile à prendre. Mais je sais que le jeu en vaut sacrément la chandelle et que les choses, à mon retour, n'en seront que plus appréciables. J'ai eu bien trop de doutes, depuis le début de ma formation, quant à ma capacité financière à mener à terme mon projet de formation. Il eût donc été stupide et déraisonnable de ne pas sacrifier un mois de plus de mon temps. Et c'est libéré de ce doute et dans un plus grand confort moral et financier que je pourrai me consacrer entièrement à mes cours. Et pour tout dire, la perspective de reprendre mes cours au début du printemps canadien me ravi totalement.
Nul doute que quelques cours de théorie seront de nouveau nécessaires pour réassimiler ce que j'aurai forcément oublié en trois mois et demi. Mais c'est un moindre mal, et c'est avec plus de plaisir encore que je m'y soumettrai.
Début mai me paraît si loin... !

Début mai me paraît si loin... !



